mardi, 16 juillet, 2019
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La Terre a perdu 60% de ses animaux sauvages en 40 ans

animaux sauvages
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Les animaux sauvages comme les mammifères, oiseaux, poissons… sont sous la pression de l’homme depuis plus de 40 ans. En effet, la Terre a vu ses populations de vertébrés sauvages décliner de 60% entre 1970 et 2014. Une annonce fait par le Fonds mondial pour la nature (WWF) dans un bilan plus alarmant à chaque édition.

Par ailleurs, le directeur du WWF, Marco Lambertini, s’est exprimé : « Préserver la nature ce n’est pas juste protéger les tigres, pandas, baleines, que nous chérissons ». « C’est bien plus vaste: il ne peut y avoir de futur sain et prospère pour les hommes sur une planète au climat déstabilisé, aux océans épuisés, au sol dégradé et aux forêts vidées, une planète dépouillée de sa biodiversité ».

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Le déclin de la faune concerne tout le globe, avec des régions particulièrement affectées, comme les Tropiques, selon le 12e rapport « Planète vivante », publié mardi avec la Société zoologique de Londres et basé sur le suivi de 16.700 populations (4.000 espèces).

Où les animaux sauvages sont les plus affectés ?

Le 10e rapport faisait état de -52% entre 1970 et 2010. Rien ne semble freiner l’effondrement des effectifs, à -60% désormais.

La zone Amérique du sud et centrale affiche un bilan catastrophique. -89% en 44 ans. L’Europe, l’Afrique du nord et le Moyen-Orient est à -31%. L’Amérique du nord et le Groënland s’en sortent un peu mieux, avec une faune à -23%.

À quoi est dû la disparition des animaux sauvages ?

La première explication est tout d’abord la perte des habitats, à cause de l’agriculture intensive, l’extraction minière, l’urbanisation. Ce qui poussent généralement à la déforestation, et donc à l’épuisement ou à l’artificialisation des sols.

Par exemple, au Brésil, qui vient d’élire un président dont le programme n’évoque ni la déforestation ni le réchauffement, la forêt amazonienne rétrécit toujours plus, comme la savane du Cerrado, au profit du soja et de l’élevage bovin.

À l’échelle mondiale, seuls 25% des sols sont exempts de l’empreinte de l’homme. Cependant, en 2050, ce ne sera plus que 10%, selon les scientifiques de l’IPBES (le « Giec de la biodiversité »).

S’ajoutent à cela la surpêche, le braconnage, les pollutions, les espèces invasives, les maladies, le dérèglement climatique.

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L’engagement du WWF

Pascal Canfin, directeur général du WWF France tire également la sonnette d’alarme. Il dit : « La disparition du capital naturel est un problème éthique, elle a aussi des conséquences sur notre développement, nos emplois, et on commence à le voir ».

Il ajoute même : « On pêche moins qu’il y a 20 ans car le stock diminue. Le rendement de certaines cultures commence à baisser; en France celui du blé stagne depuis les années 2000 […], Nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis ».

Les « services rendus par la nature » (eau, pollinisation, stabilité des sols, etc) ont été estimés par des économistes à 125.000 milliards de dollars annuels, soit une fois et demi le PIB mondial.

Malheureusement, chaque année, le « jour du dépassement » avance, ce jour à partir duquel le monde a consommé toutes les ressources que la planète peut renouveler en un an. Et en 2018 c’était le 1er août.

Et pourtant l’avenir des espèces semble ne pas retenir suffisamment l’attention des dirigeants. Que tout le monde comprenne que le statu quo n’est pas une option.

Un combat d’autant plus gratifiant que les efforts peuvent payer vite, comme l’a montré le retour du tigre au Népal, du thon rouge de l’Atlantique ou du saumon de la Loire.

Un appel mondial pour changer notre monde

Les nations seront appelés à s’engager davantage pour réduire les gaz à effet de serre. Également à s’accorder pour protéger la nature lors d’une conférence spéciale à Pékin. L’objectif  est simple : zéro perte nette de biodiversité en 2030.

Les États-Unis devront faire plus d’efforts, surtout quand Donald Trump est pour la pollution.

Nous devons passer urgemment à une société neutre en CO2. Nous devons renverser la perte de nature par la bioéconomie, les énergies propres, de nouvelles productions agroalimentaires. De plus, nous devons restaurer suffisamment de sols et d’océan. « Peu de personnes ont eu la chance de participer à de vraies transformations historiques. C’est notre chance » selon Marco Lambertini.

Quand il n’y aura plus de Terre, l’argent ne suffira pas à survivre !

Et en parlant d’argent pour ceux qui veulent réduire leur consommation d’essence voici nos conseils pour moins consommer, moins polluer, moins dépenser.

 

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