mardi, 18 juin, 2019
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Les Voyages en Série n°9 : Le Guatemala

Guatemala
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Jeune voyageuse, écrivaine et vidéaste à ses heures, Elisa nous témoigne aujourd’hui de ses aventures au Guatemala, dans ce nouvel épisode des Voyages en Série !

Le Guatemala est un pays d’Amérique latine. Il a hérité de la civilisation maya qui perduré pendant plus de 2000 ans jusqu’aux moments des conquêtes espagnoles au XVIe siècle. Aujourd’hui, le Guatemala se démarque par son histoire riche et mouvementée, aussi bien que par sa nature à la fois sublime et périlleuse. Car des volcans résident sur ces terres, et pour certains d’entre eux, ils demeurent actifs et impétueux.

 

Comment t’es venu le désir de découvrir le Guatemala ?

Guatemala

Comment choisit-on un pays dans lequel on n’est jamais allé ? D’où nous vient le désir de le découvrir lui plutôt qu’un autre ? Peut-être a-t-on vu des photos qui nous ont fait rêver, peut-être en a-t-on entendu parler, peut-être nos amis sont-ils revenus émerveillés de leur dernier voyage là-bas ? De même, peut-être qu’il fait la une des magazines de voyage, que c’est la destination tendance à ne pas manquer ou encore parce qu’on a bénéficié d’une offre très attractive sur les billets d’avion ?

Aucune de ces raisons ne pourrait expliquer ma venue au Guatemala. Ce pays ne fait pas partie du top des destinations touristiques et ce n’est pas non plus celui dont on entend le plus parler. Je ne connaissais rien de sa langue, de sa culture, de ses paysages, de ses habitants. Jusqu’à tout récemment, je ne pouvais même pas citer ses pays frontaliers.

En y réfléchissant bien, c’est sans doute l’inconnu qui m’a poussé à venir jusqu’ici. Il y a quelques mois de cela, je suis tombée sur une annonce qui disait : « Cherche volontaire pour travailler avec un tour opérateur d’aventures spécialisé dans les volcans au Guatemala ». Il fallait que je découvre ce que se cachait derrière ces mots.

 

Ce que la poursuite vers l’inconnu nous pousse à faire parfois. J’en déduis donc que tu as approché ces fameux volcans guatémaltèques ?

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En effet, Gareth et Hervé, deux compagnons de voyage, m’ont proposé de partir avec eux sur l’un des plus célèbres volcans du Guatemala : Acatenango ! Le départ était prévu le 31 décembre 2018 afin de célébrer la nouvelle année au son des vrombissements des volcans. Mais le niveau de l’excursion était jugé « difficile » et je n’avais que très peu d’expérience en la matière. Je n’avais pas de chaussures de marche adaptées pour ce type d’excursion. J’ignorais totalement les effets de l’altitude sur mon organisme. A cela, s’ajoutait ma nature frileuse.

Néanmoins, je me donnais du courage en lisant chaque soir jusqu’à l’expédition une citation de Bruce Lee :

« Ne priez pas pour une vie facile, priez pour avoir la force d’endurer la difficulté ».

Je suis convaincue que l’on possède tous en nous des forces insoupçonnées. J’ai envie de découvrir quelles sont les miennes. J’ai envie de relever le défi. Et plus que tout, je suis déterminée à enfin comprendre de quelle magie parle Gareth. Les volcans sont des forces de la nature que l’on ne peut pas contrôler. Il se peut que l’on ne soit pas en mesure d’admirer pleinement le spectacle éruptif si le danger est trop grand. Mais il faut que je tente. L’appréhension est présente et réelle mais la curiosité est bien plus grande.

 

Dis-nous tout ! Comment fut cette expédition sur le volcan Acatenango ?

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Voici mon récit, celui d’une aventure en plein cœur des volcans et au moment de la Nouvelle Année :

“On le dit grandiose, infernal, majestueux, dangereux. Si la plupart des voyageurs décrivent leur première rencontre avec lui comme un moment qui restera gravé dans leur esprit, certains portent encore les traces de leur récente confrontation à ce géant guatémaltèque. 3976m de haut et pas moins de 6000 calories brûlées pour parvenir à son sommet.

L’ascension !

Une montée très raide dès les premières minutes de marche, la plupart du temps dans des chemins de terre, de sable et de petits cailloux. Des chaussures qui n’accrochent pas comme il faudrait mais heureusement un bâton qui compense comme il peut. Le soleil qui tape fort par endroits, la poussière générée par les pas des nombreux randonneurs à l’avant, que l’on avale sans vraiment pouvoir l’éviter. Mais des guides compétents et humains grâce auxquels je ne vois pas défiler les kilomètres. Une préparation psychologique extrêmement importante, la détermination et le mental jouant une part non négligeable dans l’effort produit. Puis des pauses très régulières (presque toutes les demi-heures) pour reprendre son souffle, et découper l’ascension en étapes. Des vendeurs de pastèque puis de chocolat chaud qui rendent notre montée plutôt délicieuse. Des paysages traversés variés (plantations, forêt tropicale, forêt de pins,…) permettant de se créer des repères et d’apprécier la nouveauté.

Après 6h de rude montée et 1300m de dénivelé, le camp de base se dessine à travers les arbres. Nous sommes sur les flancs du volcan Acatenango à 3700m d’altitude et le volcan Fuego sur lequel la vue est imprenable, entre tout à coup en éruption sous nos yeux ébahis. Même si en journée la lave n’est pas visible, l’explosion crée d’impressionnants nuages de fumée. Le temps d’installer le campement, et déjà les guides repartent avec une partie du groupe tenter l’ascension du volcan Fuego. 4 à 5h de marche supplémentaires sur un chemin jugé très difficile, pour aller ressentir au plus près les éruptions. En tant que volontaire, je suis assignée au campement pour encadrer le reste du groupe. Je devrais être soulagée de pouvoir me reposer quelques heures après tant d’effort. Pourtant, au fond de moi, je sens une énergie brûler. J’ai tellement envie de les suivre… Mais mon devoir de volontaire passe avant tout. Fuego, ça sera pour une autre fois !

Je passe la fin d’après-midi à faire plus ample connaissance avec la partie du groupe restée au campement. Lorsque le soleil se couche, la température chute brutalement. L’occasion de se réunir autour d’un feu en attendant les autres. À la nuit tombée, les éruptions du volcan Fuego deviennent magiques. Des explosions de lave se dessinent par intermittences sur un ciel étoilé. Onur, un voyageur turc, me partage ses astuces pour capturer au mieux les éruptions de nuit. Nous passons presque deux heures éloignés du feu à attendre avec nos objectifs le moment propice pour appuyer sur le déclencheur. La température glaciale et le vent engourdissent progressivement nos membres mais l’excitation devant tant de magie nous maintient dans un état de réactivité élevée. Les gens rejoignent peu à peu leurs couchages pour tenter de récupérer un peu d’énergie avant le changement d’année. Je me joins aux quelques courageux restés près du feu. De nombreux sujets de conversation prennent vie au son du ukulele. Même tout proche du feu, mon corps a du mal à se réchauffer. La fumée me pique les yeux. Je n’arrive toujours pas à réaliser ce que je suis en train de vivre.

Le réveillon !

Peu avant minuit, on réveille les endormis. Tout le monde se rassemble sur le bord de la falaise. Le compte à rebours peut commencer… 5…,4…,3…,2…,1…! Et là le spectacle qui s’offre soudain sous nos yeux dépasse tout ce qu’on aurait pu imaginer ! Comme par magie, des centaines, voire des milliers de feux d’artifice jaillissent de toutes les villes aux alentours. De partout, le ciel s’illumine, scintille, pétille, … au son des bouchons de champagne que l’on fait sauter pour célébrer la nouvelle année. À presque 4000m d’altitude, on trinque, on s’embrasse, on se serre fort dans les bras. Puis on se rassemble tous ensemble autour du feu et là, le volcan Fuego prend lui aussi part à la danse. Dans un rugissement inattendu, il explose des filets de lave à plus de 200m de haut. Tout le monde s’exclame d’émerveillement devant une des plus grandes éruptions que vient de nous offrir Fuego depuis des mois. Le plus beau feu d’artifice dont l’on puisse rêver vient d’illuminer le ciel de ses couleurs rougeoyantes. C’est juste incroyable !

Ce soir-là, je rejoins ma tente que je partage avec trois autres personnes. Je ne me sens pas fatiguée. J’ai encore plein d’énergie en moi. Seul le froid commence à sérieusement m’affaiblir. Le bruit du vent qui tape contre la tente ainsi que les vrombissements de Fuego et l’altitude auraient bien des raisons de m’empêcher de dormir. Pourtant, je parviens à trouver le sommeil, pour deux ou trois heures, à peine. Réveil prévu à 4h pour aller escalader le sommet d’Acatenango. Mais au moment venu, les guides nous annoncent que le vent est trop fort et le danger trop grand. Nous assistons donc au lever du soleil depuis le camp. Et là encore, quel spectacle ! C’est au coin du volcan Agua que le soleil pointe le bout de son nez en ce premier jour de l’année. En un instant, le ciel se part de mille couleurs. Et nous, nous flottons au-dessus des nuages, émerveillés par tant de beauté. Seul l’appel du petit-déjeuner réussit à nous arracher à notre contemplation.

La descente !

Nous entamons bientôt la descente, qui se révèle rapidement être la partie la plus difficile de l’excursion. Les pieds dérapent, le poids des sacs nous entraîne vers l’avant, la poussière brouille la vue et rend la respiration difficile par moments. L’effort de la veille commence à se faire ressentir dans les muscles. Les chutes sont nombreuses et les vêtements remplis de saleté. Les pauses ne sont décidément pas les bienvenues car à peine arrêté, il devient difficile de repartir. Lors de la montée, je me rappelle m’être demandée pourquoi tant de gens couraient dans la descente. Peut-être étaient-ils pressés d’arriver en bas ? Je saisis à présent toute l’importance de la technique : courir pour ne pas avoir le temps de déraper. C’est décidément la meilleure façon d’avancer sans tomber ! J’arrive en bas en moins de 3h, complètement épuisée. J’ai des marshmallows à la place des jambes. Mes mains sont noires. Mes chaussures aussi. Mon énergie s’est complètement évaporée lors de la descente. Je m’écroule sur un banc. Ça y est. Je l’ai fait.

Nous sommes le 3 janvier et j’ai toujours des marshmallows à la place des jambes. Le moindre pas est douloureux. Mais c’est une sensation unique que de pouvoir sentir le dépassement de soi au plus profond de sa chair. Espérons que mes muscles récupèrent vite quand même, car je risque d’y retourner très bientôt pour cette fois-ci faire des vidéos !

 

Et voilà que tu te prépares à grimper Acatenango une deuxième fois ?

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Gareth nous avait avertis sur les risques du mal d’altitude. Moi qui y avais échappé la première fois… Cette fois-ci, j’ai eu la totale ! Tout s’est bien passé jusqu’à ce qu’on arrive au camp de base. Une fois là-haut, les températures étaient très basse et le vent soufflait terriblement fort. Moi qui suis très frileuse, je n’ai pas eu de chance. Le froid a progressivement affaibli mon corps et j’ai passé une terrible nuit… J’ai souffert de déshydratation, puis mon estomac a fait des siennes, mon corps tremblait de froid et je n’ai pas réussi à me réchauffer malgré la précieuse couverture de survie que j’avais pris soin d’emporter avec moi.

Le lendemain, j’avais l’impression que ma tête allait exploser et je me suis sentie nauséeuse durant toute la descente. Je n’ai pas arrêté de tomber. Moins à cause du chemin glissant que de la faiblesse de mes jambes qui ne voulaient plus tenir debout.

On se croit souvent invincible, notamment lorsque l’on vit des expériences aussi fortes. Mais il faut se rappeler que grimper à une altitude de presque 4000m n’est pas anodin pour le corps. L’oxygène se fait plus rare dans l’air et donc dans le sang comparé au niveau de la mer. Il est normal pour l’organisme de réagir et de montrer qu’il n’est pas content. C’est tout à fait naturel. Il faut juste prendre son mal en patience et redescendre dès que possible. Dans mon cas, le froid a énormément joué aussi. Mon corps n’a, semble-t-il, pas vraiment apprécié le changement brutal de température. Je ne lui en veux pas, il m’a quand même permis de grimper jusque là-haut.

 

Tu comptes donc arrêter les ascensions ?

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Il n’en est pas question ! Je vais juste me donner un peu le temps de me remettre de cette dernière ascension éprouvante et lorsque je me sentirai de nouveau pleinement en forme, il sera l’heure d’escalader le fameux volcan Fuego.

 

Fuego, ce n’est pas un des volcans les plus actifs au monde ?

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Si. D’ailleurs il a été particulièrement actif ces deux derniers mois. Grimper Fuego ne veut pas dire se rendre jusqu’au cratère. Avec les éruptions de lave, on serait bien vite carbonisés ! J’ai la chance de travailler avec des guides expérimentés qui connaissent le volcan mieux que personne et qui permettent à des passionnés d’expérimenter les éruptions d’une façon assez extraordinaire. Mais là encore, il faut être prêt à se dépasser.

Il est estimé que pour 1000 personnes qui grimpent sur Acatenango, seulement une escaladera Fuego. Seules deux compagnies proposent l’excursion jugée « extrême », et pour deux raisons.

La première réside dans la composition même de la randonnée. Beaucoup moins pratiquée, elle reste très sauvage. A certains endroits, c’est un tronc d’arbre qui sert de pont (mieux vaut avoir un bon équilibre), à d’autres, le chemin est très étroit et les bas-côtés très pentus pourraient vite se révéler dangereux si l’on n’était pas vigilant. Sans mentionner la pente extrêmement raide pour accéder au sommet de Fuego (autant de pauses que de moments de marche sont nécessaires pour y parvenir…).

La deuxième raison paraît beaucoup moins évidente et pourtant c’est elle qui rend la marche particulièrement éprouvante. L’altitude. A 3700m, l’oxygène dans l’air se fait plus rare. On estime qu’il y en a 40% de moins. Par ailleurs, pour accéder au volcan Fuego du camp de base d’Acatenango, il faut redescendre dans la vallée puis remonter. Evidemment, il n’y a pas de pont entre les volcans (perso j’opterais pour une tyrolienne si c’était possible !). Le fait de changer d’altitude à une hauteur déjà importante – descendre Acatenango, monter Fuego, descendre Fuego et remonter Acatenango – perturbe l’organisme qui manque déjà d’oxygène et peut être difficile à gérer. Et cette fois-ci, je porterai moi-même mon backpack de 50L. Un défi supplémentaire à relever !

 

Et cette expérience sur Fuego ? Raconte-nous un peu !

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Il y a des choses dans la vie qu’on n’aurait jamais pensé être capable de réaliser. Des aventures extrêmes que l’on pense être réservées à ces gens hors du commun pour qui rien ne semble impossible. On les admire, de loin, et on se demande comment ils parviennent à dépasser leurs limites. Jusqu’au jour où tout d’un coup, c’est à nous que ça arrive. Comme je l’ai déjà mentionnée, je n’ai que très peu d’expérience en randonnée de haute montagne. Je n’ai pas d’aptitude particulière en endurance et pendant longtemps, je n’aimais pas marcher.
Mon corps n’est absolument pas habitué à l’altitude et a tendance à être très frileux. Quant à camper dehors, ma foi je débute à peine en la matière. Enfin, la dernière fois que j’ai essayé de grimper jusqu’au camp de base du volcan Acantenango, j’ai souffert de l’altitude et du froid et j’ai mis une bonne semaine à m’en remettre une fois redescendue. Tout porte à croire que je ne fais pas partie de ces gens qui peuvent vivre des aventures extrêmes… et pourtant ! Quand on est vidéaste en quête du moment parfait, du cliché qui saura faire la différence et plus que tout de l’émotion que la nature peut nous offrir, il faut sortir de sa zone de confort, faire face à soi-même et savoir se dépasser. Et soudain, sans même s’en rendre compte, on devient l’une de ces personnes que l’on n’aurait jamais pensé être capable d’être.

 

J’ai cru comprendre que tu venais de fêter ton anniversaire. Donc, tout d’abord : Joyeux Anniversaire ! Deuxièmement, l’as-tu célébré avec dépaysement ?

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J’ai toujours adoré célébrer mon anniversaire. Je sais que ce n’est pas le cas de tout le monde mais pour moi c’est vraiment l’occasion de passer une journée spéciale où chaque moment est teinté d’un brin de folie. Avant tout j’aime partager, fêter, et surtout être entourée de ceux que j’aime. Alors fêter son anniversaire au Guatemala, c’était définitivement dépaysant ! J’ai écrit ce petit texte le soir en regagnant mon lit après cette si belle journée :

« Me réveiller l’air un peu triste ce matin-là à l’idée de passer ma journée d’anniversaire sans mes amis à mes côtés. Saisir mon téléphone et recevoir une vidéo surprise remplie de leurs messages touchants et attentionnés. Me sentir envahie par l’émotion à l’écoute de leurs voix enjouées et garder leurs échos tout au long de la journée. Puis sortir de ma chambre et être accueillie par un câlin de ma cuisinière préférée. Être contaminée par son sourire et sa joie de vivre toujours appréciée. Souffler avec joie la bougie qu’elle a allumée. Apprécier les saveurs du mini gâteau d’anniversaire qu’elle est partie acheter juste avant que je sois levée. Et me sentir chanceuse d’être si bien entourée en ce début de journée. Partir rejoindre Magda et Dan à mon cours d’espagnol que je viens de commencer. Partager avec eux mon gâteau chocolaté soigneusement préparé. Profiter des talents culinaires de Magda et de son goûter local spécialement créé. Apprendre à chanter en chœur « Cumpleaños Feliz » et écorcher les paroles avec nos accents étrangers. Rejoindre les autres dans la soirée. Trinquer à ma santé et à mes années passées. Papoter, chanter, rigoler. Se rendre tous ensemble au restaurant et déguster d’énormes burgers délicatement préparés. Profiter de chaque instant donné. Et repenser à ces voix qui ont résonné en moi durant toute cette journée. Les sentir tout près de moi, presque vraiment là. Et les remercier pour toujours m’accompagner. Sur chaque sentier, chaque route empruntée. Elles sont le soleil qui illumine mes journées et les étoiles qui m’aident à me repérer. Parce que grandir me fait chaque jour réaliser qu’il n’y a rien de plus précieux que l’amitié. »

 

En résumé, ces deux volcans t’ont vraiment mis à rude épreuve, n’est-ce pas ?

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En résumé, je suis partie affronter ce qu’ils appellent ici le « Double Whammy », l’ascension des volcans Fuego et Acatenango, un des périples les plus éprouvants proposés par OXexpeditions.

Voici en quelques lignes ce que l’on peut retenir de cette fabuleuse et éprouvante expérience : 29 kilomètres parcourus à pied, entre 10 000 et 11 000 calories brûlées, un coucher de soleil sur les flancs du volcan Fuego à quelques centaines de mètres des éruptions, une éclipse lunaire vue du camp de base en plein milieu de la nuit, un lever du soleil à presque 4000m sur le sommet du volcan Acantenango, du vent, de la pluie, du brouillard, du froid, du chaud, beaucoup de poussière, de saleté et tellement de chutes !

Lorsque l’on s’embarque dans une expédition comme celle-là, il ne faut surtout pas penser à tous les efforts que l’on va devoir fournir, au manque d’oxygène que l’on va devoir gérer et au froid que l’on va devoir endurer. Lorsque l’on est tout en bas, la montagne paraît toujours insurmontable. Au contraire, comme devant toute épreuve de la vie, il faut se contenter de mettre un pied devant l’autre. Ainsi, on arrivera à la surmonter plus vite que l’on ne le pense… Et lorsque l’on arrivera au sommet, peut-être ressentira-t-on enfin cet instinct de vie si fort, cette émotion devant un tel accomplissement, cette flamme qui brûle en chacun de nous et qui n’attend que d’être rallumée.

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Elisa, un grand merci à toi ! Merci pour ton temps, ta gentillesse et tes histoires tout aussi incroyables que détaillées. Ces volcans t’auront donné du fil à retordre !

Si cet échange vous a plus, si vous souhaitez en apprendre plus sur le Guatemala ou si vous voulez en découvrir davantage sur les voyages d’Elisa, vous pouvez la suivre sur Facebook !

Quant à nous, nous nous retrouverons pour une nouvelle destination dans l’épisode #10 de “Voyages en Série” ! Et pour tous les épisodes précédents, vous les retrouverez ici !

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